Il y a longtemps (dans une galaxie lointaine ?)


Cinq bons mois depuis le dernier billet. C'est dans ma moyenne actuelle comme qui dirait. Non pas que je vienne ici pour m'excuser ou tenter de me justifier, je suis chez moi après tout. L'écriture est un pan important de mes occupations créatrices, mais pas le seul. Surtout depuis que je me suis mis à la vidéo amateure (voir ma chaîne Youtube à ce sujet... oui, c'est de l'auto-promotion...).

Les voies de la création passent parfois par des chemins étrangement tortueux sans queue ni tête... Mais j'aime çà. Vous me saviez un peu aventureux à vouloir allez toujours plus loin dans mes découvertes tardives de contrées reculées à la beauté sauvage, et aussi un peu artiste en herbe en mal de coucher ses idées sur un support. Quoi donc de plus logique que le savant mélange des deux aspects grâce à ces séquences fixées dans la postérité du web, avec leur charme presque simple de ces montages amateurs tremblotants et répétitifs ?

Et rajoutez à ce cocktail détonnant le plaisir geek coupable de farfouiller dans dans des logiciels de montage vidéo libres, et vous aurez la recette de mon bonheur actuel. Rapidement, je sévis sous KDEnlive pour pondre des chefs d’œuvres. Assez complet pour mes petits besoins, et plus souple d'usage à mon avis qu'OpenShot que j'ai longtemps utilisé avant... Quoi de plus gratifiant qu'un bel effet fait maison pour agrémenter un peu mes films ? Sans (trop) tomber dans l'excès bien sûr...

Que ce soit clair entre nous, je n'ai pas de grandes prétentions quant à la qualité intrinsèque de mes productions. Elles sont avant tout destinées à une diffusion "privée" à la base, afin de partager un peu mes occupations avec mes proches. Mais l'idée d'avoir de sérieuses discussions en commentaires reste présente malgré tout... oui, j'espère avoir du sérieux qui jaillirait de Youtube. C'est d'ailleurs pour cela que j'évite la promotion racoleuse, afin d'éviter de rameuter les jeunes rageux prompts à vomir leur haine sans objet sur le premier quidam venu... Le sujet de niche aide beaucoup à ce sujet, faut-il le préciser ?

Voilà en bref quelques mots pour vous signifier que le blog n'est pas encore mort, qu'il a simplement "évolué" vers d'autres moyens complémentaires d'expression...

Rendez-vous à Noël ?
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Les promenades du rêveur solitaire : A la recherche de la Madonuccia... en novembre 2015


Désolé pour le retard de publication de cet article. Je voulais absolument publier une 100ème qui sorte de l'ordinaire, et ai donc mis ce récit en suspens tout ce temps... Mais l'inspiration du carré de dix n'a jamais montré le bout de son nez, et la chaîne Youtube m'a pas mal accaparé.

Aujourd'hui j'avais prévu de pondre un article rageur, mais en retombant sur ce brouillon oublié je préfère abandonner mon ire destructrice et me laisser aller à la contemplation béate... Les joies de l'existence ne tiennent décidément à rien. Sans plus attendre, le 100ème article du blog. Et encore merci à ceux qui continuent de me lire malgré ces périodes creuses.


Çà faisait longtemps que je lorgnais dessus. Pour changer. Çà faisait longtemps que je m'étais promis de refaire quelques sorties seul comme à la grande époque de mes débuts... Faute de temps, faute de motivation réelle peut-être. Entre le désir et son accomplissement, il y a parfois un monde. Mais aujourd'hui il est temps. Jour férié, météo étrangement clémente pour un mois de novembre. Le dernier rempart reste le déclic qui fera que je me lèverai et me déciderai à partir jusqu'à Vizzavona... Rien d'insurmontable.

Je voulais rejoindre cette Madonuccia depuis si longtemps. Un sentier en apparence si simple. Une petite balade de remise en jambe, un trajet largement réalisable seul. Et la forêt de Vizzavona, que j'apprécie malgré le fait que je n'y sois que trop rarement monté. La rareté fait l'attrait après tout. Et on verra bien s'il est à la hauteur de mes attentes, au pire aurais-je pu me dégourdir les pattes plutôt que de végéter chez moi. Allons-y donc.

Trajet jusqu'à Vizzavona à l'image de ces jours chômés où le temps semble incroyablement ralenti, mais pas dans le mauvais sens. Le début de la contemplation solitaire est là, dans l'oubli des durées, dans le rejet de contraintes. Les nuages sur une bonne partie avant le col ne sont guère réjouissant, mais la météo prévoit un soleil radieux dans l'intérieur. J'ai hésité à tenter le Monte Renosu à la place, mais la motivation de se lever et partir avant l'aube n'était pas là... Une autre fois certainement. De toutes manières je suis à la maison forestière, il va être temps d'emprunter le sentier de la Femme Perdue.

J'ai prévu une boucle par ce sentier, elle ne me semble ni longue ni difficile, mais c'est tant mieux, l'état d'esprit du jour est plus axé méditation quasi contemplative que performance physique. Mes premiers pas m'enfoncent d'emblée dans la forêt de feuillus. Ceux-ci, quoique déjà bien déshabillés, sont encore un peu parés de leur robe d'or. Le reste de leurs atours tapisse le sol de tons cuivrés. C'est très beau, mais hélas un peu glissant. Réflexion bassement terre à terre, mais qui souligne la nécessité de ne pas trop baisser la garde malgré la simplicité apparente de la tâche.

Le balisage est plutôt bon, la route de la Femme Perdue se confond alors avec celle pour Bocca Palmento. Je ne peux m'empêcher de repenser à ce dimanche où j'ai accompagné mon initiateur au delà de ce col pour le début de son GR20 Sud. Je radote mais j'aurais volontiers continué le sentier ce jour là... Mais les regrets ne font, hélas, rien avancer... Et pour l'heure il est temps de quitter le sentier commun pour suivre celui qui bifurque et m'intéresse.

C'est calme. A peine entend-on au loin des bruits de chasse, mais rien de bruyant et dérangeant. Rien pour troubler la sérénité du trajet. Le temps est doux malgré l'absence de soleil, encore caché sur le versant qui me couvre. Je le vois en face, là où je dois passer. Il promet une chaleur quasi estivale malgré la saison. Soit. Marcher léger est loin d'être désagréable.

Je croise enfin âme qui vive. Un de ces chasseur entendus tantôt et son chien au détour d'un ruisseau. Salut d'usage, politesses par l'échange de quelques questions sur le déroulement de sa chasse, quoique je m'en fiche royalement au fond. Il est sympathique après tout, ne soyons pas sauvage. Peu de gibier de ce que j'apprends de sa part. Tant mieux pour les bestioles, tant pis pour lui. C'est le jeu de la Nature. Nous nous quittons, lui va vers Bocca Palmento. Je salue intérieurement son courage à marcher autant. Au fond, au fusil près, le marcheur et le chasseur ne sont pas si différent dans leur approche de la nature... Je continue mon chemin, qui se décide enfin à grimper, et pas qu'un peu. Çà réveille. Et encore deux autres gars et leurs chiens. Politesses etc... Même discours sur le gibier boudeur. C'est le jeu encore une fois. Au revoir messieurs, et bonne chance ?

Je grimpe rudement. J'ai connu pire bien sûr, et qui plus est l'effort est bon pour réveiller un peu le corps de sa léthargie méditative. L'introspection est bonne à prendre, mais le fait de se sentir vivant l'est tout autant, quitte à ce que ce soit par la douleur des fibres musculaires qui s'agitent. Pas le temps de se lamenter, le chemin semble presque évident, mais le balisage devient plus erratique, et ce jaune d'or ne ressort plus vraiment en cet automne magnifique. Je coupe, je virevolte, je scrute les marques suivantes et les cairns. Je n'aime pas ces situations où l'improvisation est reine, moi qui demeure si carré normalement. Mais il faut composer avec après tout. Et le ciel se dévoile de plus en plus. La crête n'est plus loin, et au au nord d'où j'arrive, une mer de nuage et son archipel d'îles célestes se laisse deviner. La chaîne de montagne centrale et ses sommets élevés deviennent alors îlots à collines au milieu de ce flot blanc et vaporeux qui les cerne. J'avais bien entendu déjà observé ce genre de chose auparavant, mais aujourd'hui le ciel azur au dessus et leur découpage en archipel est pour le moins singulier et notable. Continuons, je verrais mieux d'en haut...

Et le chemin se dénude brusquement. Exit les hauts arbres, bienvenue à cette prairie d'altitude à l'herbe rase, juste percée çà et là de buissons de genévrier nain. Et ce roc monumental en face. Serait-ce là cette madone perdue que je convoite ? Je confesse ne pas avoir même cherché des photos de celle-ci avant la balade. Juste ai-je une carte pour être à peu près sûre de ma localisation. Mais malgré tout, j'ai l'intime conviction d'avoir atteint mon but. Le ciel seul sait pourquoi. Ce rocher improbable qui se dresse là, comme une erreur dans cette petite plaine surplombant le col, je comprends qu'on y ait vu une image de la Vierge tant il est impromptu. Le soleil est radieux, le ciel autour bleu profond, et pas un nuage au dessus, si ce ne sont ceux qui cernent au loin l'archipel des cieux. Je m'octroie une petite pause. Je l'ai bien méritée après tout. Des voix se rapprochent. L'humanité semble s'être réveillée enfin en ce jour de repos. Chasseurs ? Randonneurs ? Nous verrons bien.

Et voilà donc trois jeunes marcheurs qui sortent des fourrés. Je pense les avoir surpris à être ici, silencieux. Saluts d'usage, ils m'immortalisent devant la Madonnuccia pour prouver qu'il y avait âme qui vivent en ce jour. Je m'en serais bien passé, mais bon, le droit à l'image a ses limites. Quelques mots échangés, ils vont à la Punta del'Oriente. Courageux pensais-je alors, quoi que réaliste vu l'heure et la météo. Je repense au Renosu, petit regret passager. Mais en même temps, pas envie de rentrer chez moi la nuit tombée à cause du trajet. Et l'endroit où l'on papote est magnifique. Nous nous séparons. Ils semblent motivés à ne plus s'arrêter toutes les cinq minutes pour reprendre leurs mots. Je ne réagis pas tout de suite, je ne vois pas bien la suite du sentier vu qu'elle passe au milieu de fourrés épais au milieu d'un bosquet...

Et je m'y élance. Les premiers pas sont presque à plat. La descente semble se faire attendre. Quoique pas tant que çà... Nouvelle ouverture dans l'horizon et la piste d'envol se devine. Je comprends pourquoi ils avait décrétés ne plus vouloir s'arrêter trop fréquemment. Et je comprends surtout qu'ils se soient effectivement arrêté pour reprendre leur souffle. Monter un tel sentier n'a pas dû être une sinécure. Le descendre sera plus amusant si je ne me vautre pas lamentablement... Allons-y, il est temps de se dégourdir réellement les jambes ! Mais laissons passer ce couple qui grimpe pour ne pas passer pour un fou... Bonjour monsieur-dame... Çà y est vous êtes passés ? Go !!!

Je m'élance dans ce grandes enjambées sur cette piste sinueuse et chaotique. Je m'aide de mes bâtons, je slalome littéralement. Je n'ai pas fait beaucoup de ski dans ma vie mais à cet instant, c'est tout comme. Et çà ne se passe pas si mal. Certes, par moment je ralentis la cadence pour maîtriser mieux ma course, mais çà reste très rapide... et amusant. Retour en enfance. C'est une bonne chose. Le sérieux vole en éclat. Au pire sauverai-je l'honneur en prétextant faire un trail... Je n'ai jamais compris la quête de performance des coureurs de montagne. Je préfère la relative lenteur de la marche, qui au moins permet de profiter de l'environnement. Le lieux compte plus que le chrono à mon sens... Mon accélération est juste une petite excentricité infantile après tout...

Et voilà les bergeries. Il y a toujours des bergeries à un moment ou à un autre de toutes manières. Les chemins étaient après tout utiles à une époque, au delà d'un plaisir purement récréatif pour citadin désœuvré.Elles semblent d'ailleurs toujours à peu près en l'état, donc certainement utilisées. D'après la carte, à vol d'oiseau on n'est plus loin de la route de Vizzavona, pas étonnant donc. Je note surtout la couleur cuivre environnante. Peut-être grâce au soleil qui a tourné en cette matinée bien entamée désormais. La chaleur de la lumière vive rehausse le feu de la végétation en dormance, comme un dernier baroud avant le sommeil d'hiver. Cette obstination me marque et me plaît.

La fin du périple est donc tout de cet acabit : une descente plutôt douce au milieu de la forêt jaune oranger, au milieu parfois d'une pluie de feuilles roussies qui évoque ces images lointaines de pétales de cerisiers blancs au Japon. Çà détend d'avoir un spectacle si coloré quand bien même la journée avait débuté sous la triste grisaille d'un jour de novembre banal. Je marche tout doux alors, histoire de prolonger autant que faire se peut le pied de nez à la saison, et à ceux qui sont restés bien sagement dans leur lit de nuage en bas...
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De la guimauve...


C'est l'automne. Il pleut averse, il vente, la température est presque divisée par deux. Donc pas de sortie facilement possible aujourd'hui, aussi bien en mer qu'en montagne. Est-ce donc en restant bien au chaud chez moi que je parle de guimauve, avec son chocolat chaud et son soupçon de cannelle ? Non bien entendu, vous avez l'habitude de mes introductions décalées...


C'est juste pour évoquer l’avènement tout proche d'Android Marshmallow, 6.0 pour les intimes. Heureux possesseur d'un Nexus de Google, je ne peux que m'en réjouir. L'idée même d'être émoustillé par le fait d'avoir la dernière version d'un OS, pour faire la même chose en fait, est un must chez le geek moyen.

Car oui, Lollipop a été un changement majeur dans l'OS de Google, tant en surface avec le Material Design, qu'au sein des rouages internes du système. D'où un passage plutôt justifié de la branche 4 à une branche 5. Mais ici, que nous apporte M ? Je ne déroge pas à ma ligne de conduite, pour la liste exhaustive des mises à jour dans Android 6.0, consultez les articles déjà copiés-collés rédigés sur la toile. Çà pullule de toutes manières...

Ici, la question des apports est plus "philosophique". Du peaufinage, c'est ce qui semble ressortir des changelogs. C'est très bien. Très très bien d'ailleurs si l'on en juge par les annonces traditionnelles quant à l'optimisation de la durée de vie des batteries (çà a encore moins de sens que les SMS de vœux du 1er janvier niveau vraisemblance...). Mais la question est : cela mérite-t-il un nouveau changement majeur de version ? De ce point de vue, l'informatique est devenue un vrai bordel, avec du Firefox 41 qui côtoie un noyau Linux 4.3 alors que je ne suis qu'en 4.1, ou un Windows 10 qui cherche toujours qui était le neuvième... Je ne joue pas spécialement la carte de la nostalgie des logiciels en version 1.0...0.x, mais où est passé l'attrait d'avoir la version à l'unité au-dessus si en fait elle ne correspond plus qu'à une vulgaire mise à jour corrective ?

C'est du pinaillage. Pour paraphraser Lisa Simpson (oui ! J'ose !!!) : la rose ne sentirait-elle plus aussi bon bon si elle ne s'appelait plus "rose" ? Bien entendu que l'étiquette ne change pas la qualité du produit. Mais si les renseignements qu'elle donne ne sont pas pertinents, à quoi sert-elle ? Et là de me rétorquer : tu as lu tes titres de billets ces derniers-temps ? En terme d'étiquetage frauduleux tu en fais un beau... Ouais, ouais... Mais on en arrive au même but : celui d'aiguiser la curiosité pour attiser l'attrait. Pas fou le Greg... Et c'est cet esprit "effet d'annonce" au détriment du contenu qui commence à m'agacer...

Sinon, en guise de conclusion à ce billet d'humeur déguisé en presqu'info technologique, oui, je me précipiterai sur l'image du Marshmallow dès qu'elle sera disponible, oui je céderai à mes bas instincts en flashant mon téléphone depuis un terminal sous Linux... Je vous fais la morale, mais au fond, je n'ai jamais dit que je valais mieux que vous les enfants...
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Paranoid Android

 


Comme le titre de Radiohead, pas la ROM Android custom... Varier les plaisirs est la règle ici.

En farfouillant sur la toile en quête d'actualité sur les marshmallows (mettez Android et marshmallow dans un moteur de recherche si vous n'avez pas compris), je tombe sur cet article. Pas mal d'autres sites ont relayé l'information, mais j'aime bien Korben donc c'est son lien que je choisis en illustration.

Sans entrer dans les détails "techniques" ni dans un débat sur le caractère prétendu facile de l'exécution (demandez déjà à mes parents de déverrouiller un smartphone tactile sans protection et pleurez de rire...), ce qui m'interpelle ici est que l'on en est arrivé à un stade où l'on doit systématiquement faire attention au moindre petit objet de notre quotidien, sous peine de voir notre intimité potentiellement mise à nu. Et ce par la faute à cette connexion omniprésente et vendue comme l'avenir.

Les "objets connectés". On a eu notre smartphone pour qui passer des coups de fils ou envoyer des SMS est vite devenu le comble de la ringardise. Si tu ne consultes pas les réseaux sociaux avec et que tu ne reçois pas tes spams, pardon mails, en temps réel, tu es d'un autre temps. On a enchaîné avec des concepts de gadgets risibles genre four ou frigo connectés... pour que les gens puissent liker ta quiche en temps réel je pense. Çà arrive mais je pense que çà restera plutôt confidentiel encore un certain temps. Et maintenant, la montre connectée et éventuellement les autres capteurs à faire pâlir d'envie les électroencéphalographes médicaux vue le nombre de paramètres biologiques mesurés.

Comme toutes les avancées, ne crachons pas forcément complètement dessus. Imaginons le cas d'une personne souffrant de problèmes cardiaques, avoir un monitoring quasi permanent peut éventuellement lui sauver la vie, ou du moins l'alerter en cas de pépin. Mais pour le reste ? Ceux qui partagent sans retenue leur vie via leurs comptes Google, Facebook, Twitter, ceux qui saisissent leurs identifiants bancaires ou fiscaux et demandent à leur navigateur de les retenir parce que c'est tellement plus simple. Là, la question de la risibilité de la faille exposée en introduction se pose.

On a "inventé" les mots de passe pour se sentir à peu près en sécurité comme on l'a fait avec les serrures et les clés. Mais on oublie qu'aucune serrure n'est parfaitement inviolable. Un petit malin arrivera toujours à déjouer l'entrave sans pour autant vous subtiliser la clé. On répondra que ranger ses objets de valeurs dans un coffre soigneusement clos suffit dans la majorité des cas à les défendre. Certes. Mais c'est là où je vous amène peu à peu depuis le début : dans le coffre tout est centralisé et on ne dépend que d'une serrure qui se doit de tenir le coup. Mais à répandre ses biens à droite à gauche, ou bien à introduire une deuxième porte moins sécurisée, on perd le bénéfice de cette relative protection. Une image que j'emploie souvent est celle d'une pièce fermée par une porte blindée, mais qui aurait une porte vitrée classique juste à côté de la première. Un simple coup à travers la vitre et exit l'inviolabilité du lieux.

Que ce soit clair, je ne me pose pas comme le prophète de la paranoïa sécuritaire, bien au contraire, je suis le premier à penser qu'une chose n'est jamais aussi bien cachée que si elle est exposée aux yeux de tous. Simplement je partage mes interrogations vis à vis du rapport entre les informations personnelles que les grands de l'informatique actuelle cherchent à nous soutirer pour mieux nous servir (ou nous cibler publicitairement...) et la protection de celle-ci.

En gros, posons-nous la question de savoir si l'on a réellement envie qu'une donnée personnelle qu'on divulgue mérite d'être possiblement montrée à tous avant de la saisir sur un quelconque objet relié au web...
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The Social Network

Vous le voyez beaucoup que j'ai rajouté les icônes de mes "réseaux sociaux" dans la barre de navigation ?



Pour la chaîne YouTube, c'est principalement par convenance, histoire de faciliter quelque peu le raccourci vers mes "œuvres" vidéo... ou surtout les images associées à certains de mes récits. Un petit point de détail qui m'a taraudé juste après avoir publié ce billet, je précise que je n'ai pas l'intention de monétiser mes vidéos. Certaines le sont, mais c'est le fait des musiques employées. A l'avenir, je tenterai d'en choisir de vraiment "libres". Certes je respecte le travail d'autrui, et c'est pour cela que je crédite systématiquement les auteurs dans les descriptions, mais je ne veux pas imposer aux viewers, pour employer le terme consacré, de subir les hypothétiques pubs associées.

Sinon, grosse nouveauté, je me suis décidé à ouvrir une page Facebook au nom du blog. Je ne suis pas fan du réseau social bleu foncé. J'ai eu un compte comme tout le monde par le passé, mais je l'ai vite clôturé vu l'inutilité du service pour mon usage... Je préfère l'interaction "réelle" avec mes amis, plutôt que des "likes" qui sonnent faux, ou des invitations usantes pour tel ou tel jeu bidon...


Alors pourquoi y revenir ?


Soyons réalistes. Google+ est tout sauf un réseau social actif. J'apprécie ce calme relatif plutôt que le spam de notifications. Mais à côté le blog perd en visibilité. Ou plutôt en possibilités d'interactions. Je vous ai déjà fait le coup du délire métaphysique quand à votre existence vis à vis du nombre de vues du blog. Pas de réelles réponses. Problème : j'ai activé des commentaires Google+, donc, pour qui ne veux pas adhérer au réseau, impossible de réagir.

Facebook est alors le moyen de prédilection pour allier visibilité et interactions.


Donc voili-voilou, sous couvert de trahir mes convictions, sachez que c'est juste une concession... Je ne mendierai jamais les pouces bleus ou les likes...

Sauf si vous voulez que pour le 100ème article j'enlève le haut ;-) (private joke)
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Productivité

 

Aujourd'hui je suis prolifique.

A croire que le temps libre me réussi, quitte à ce que je l'occupe inlassablement comme pour fuir le fait que je devrais plutôt en profiter pour me détendre un peu. Au lieu de flemmarder tranquillement pour profiter des derniers rayons du soleil d'été, voilà qu'une idée me vient pour m'occuper les mains sainement : Construire une platine pour ma caméra d'action.

Vous aurez sans doute remarqué si vous suivez ma chaîne Youtube que j'y poste mes vidéos d'exploits sportifs divers et variés (actuellement : mettre un masque et un tuba pour barboter entre les rochers au bord...), immortalisés grâce à ma YiCam. Pourquoi pas une GoPro me direz-vous ? S'il y a une chose que je déteste au plus haut point, c'est de ma faire pigeonner. La concurrente chinoise à bas prix était donc tout indiquée pour moi. D'autant que Xiaomi qui la fabrique est un acteur majeur du monde d'Android avec sa ROM MIUI. Et le vert/turquoise du joujou a fini de me convaincre...

C'est bien beau tout çà, mais çà tremble mon petit dans tes vidéos, as-tu consulté un neurologue ? Merci de vous en soucier mais non. C'est juste qu'en mouvement, c'est juste impossible ou presque de donner une impression de stabilité en tenant la caméra à bout de bras. Alors, je cherche çà et là comment y remédier. Le geek adore la recherche, c'est bien connu. Il en résulte qu'il existe divers moyens. Mais çà coûte un bras, tremblant ou pas ! Comment des bouts de ferraille peuvent être vendu près de trois fois ce que j'ai payé pour la caméra ? Qu'à cela ne tienne, le geek est ingénieux.

On va partir de cette image. A priori, c'est un boomerang avec 2 poignées. Et à quel prix... Je veux bien concéder que les matériaux soient insensibles à la corrosion, que tout soit étudié pour facilité l'usage de la caméra fixée. Mais tout de même... Je peux faire similaire pour beaucoup, beaucoup moins cher... Rien de spécial à faire aujourd'hui ? Direction le magasin de bricolage du coin...

Je l'avoue, j'ai trouvé l'idée de base de mon montage en farfouillant sur le web... Le geek a de la mémoire visuelle (mais pas des URL...). Donc, au menu des courses : une équerre à 2,50 €, deux tiges filetées en laiton pour 4,50 €, des écrous pour environ 5 € (et encore, il m'en reste plein...), 2 poignées de vélo pour 10 € (çà, c'est au magasin de sport bien sûr...), et une fixation GoPro pour tubes que j'ai malencontreusement abîmé, donc on va dire gratis... Soit un montant de 12 euros environ. Dix fois moins cher que l'autre.

Bon blablater c'est marrant, mais maintenant il faut sortir la clé à molette et s'amuser un peu... Un tout petit quart d'heure. C'est enfantin comme montage, j'ai plus perdu de temps à rajouter des écrous en plus pour rigidifier au maximum qu'autre chose...

Et voilà ce que çà donne :


Ne faites pas attention au filetage qui dépasse, j'ai oublié que je n'avais plus de scie à métaux...

En conclusion : oui, l'équerre d'acier ne va pas apprécier l'eau salée au long court. Mais je n'aurai qu'à la rincer le cas échéant après les plongées. De toutes manières il faut tout rincer après l'immersion, alors un accessoire de plus ou de moins... Mais à moins de 15 €, et surtout fait de mes blanches mains, que demander de plus ?

A tester dans les conditions du réel...
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