Call of duty


Je vous enfumerai jusqu'au bout avec mes titres à jeux de mots plus ou moins évidents concernant le contenu... Au moins ai-je comme qualité d'essayer d’appâter le lecteur (le nombre de vue est un tant soit peu valorisant pour qui publie sur la toile).

Vous l'aurez compris, ici nulle question de FPS à la mode mais plutôt d'un descriptif de la séance d'entraînement d'hier soir qui ressemblait quelque peu à un stage commando (vous voyez l'allusion ?).

Je ne sais jamais comment poster des articles en rapport avec la boxe qui ne tombent pas dans le lieu commun de la simple dépêche annonçant le vainqueur de tel ou tel match, ou qui fasse de la pub pour un événement précis. J'ai bien tenté la description "réaliste" d'une séance, mais je ne me sens pas l'envie de vous servir du réchauffé à chaque fois (le Créateur se doit d'être créatif, par définition...).

Une nouvelle fois, le but de la séance était de nous faire travailler notre cardio, plus que l'aspect technique. Et pour du travail cardio, ce fut pour le moins réussi... Imaginez le tatami transformé en une sorte de parcours du combattant avec des ateliers de travail aussi diversifiés que ardus. Au menu : allers-retours à intervalle croissant, suivi d'un sprint en marche arrière en boxant, puis déplacement autour d'un sac de face, puis d'un autre de dos, et s’enchaînent une série de trois coups variés (enfin, c'est vite dit variés...) à un troisième sac, puis déplacement de cerceaux en cerceaux au sol en insistant bien sur le fait que seule la jambe avant doit assurer l'impulsion, et enfin rebonds en série de part et d'autre de deux bancs avec au final roulade pour descendre de ceux-ci... et rebelote... une bonne trentaine de fois, le tout découpé en rounds de deux minutes avec deux minutes de repos entre. Manquait plus que la vachette et on se serait cru à Intervilles pour les vieillards de trente ans et plus qui ont connu.

Vous avez compris ? Pas tout ? Nous non plus... enfin au début en tout cas.

C'est à ce moment que tu te rends compte que l'état d'esprit, et le mental en général, est ce qui te force à aller au bout des choses... Le corps est vite fatigué, la respiration est de plus en plus courte, les bras pèsent le plomb et les cuisses brûlent... Pourtant, entre l'orgueil qui te pousse à ne pas lâcher le premier, le respect de l’entraîneur qui devra se frapper près d'une heure de route après l'entraînement pour rentrer chez lui à presque onze heures du soir pour avoir pu entraîner deux clampins, et l'envie masochiste d'en baver pour te prouver que tu en es capable, tu continues encore et encore : tu DOIS le faire.
Chaque interlude est un répit dont tu savoures les secondes qui s’égrènent décidément trop vite, de plus en plus vite crois-tu. A chaque reprise, tu as cette seconde de battement où la volonté doit forcer les muscles à repartir.

Les conseils du coach te maintiennent dans cette voie : tu as beau les prendre pour une mini-engueulade, tu sais au fond de toi qu'il le fait pour ton bien, pour que tu corriges ce qui ne va pas. Tu sais que c'est çà, vu que tu sais ce qu'est le plaisir de partager tes connaissances. Tu aimes que tes élèves écoutent, donc tu fais pareil.

La séance fini par s'achever (enfin...) après la sempiternelle séance d'étirement-relaxation. On a échappé aux séries de pompes et abdos, qui auraient été de trop après l'effort déjà consenti ce soir. Dégouttant de sueur, à moitié brisé, tu finis par aller te changer. Tu sais que tu vas souffrir le lendemain et pendant quelques jours, mais tu te sens tellement bien... Les endorphines sont une des plus belles réussite du corps humain.

Salutations et remerciements d'usage, et encore une séance qui s'achève...

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