Le Quetzal de Schrödinger


Ubuntu, on aime ou on n'aime pas (mais pas les deux à la fois, il n'a de quantique que le nom pour le coup...), tout dépend des goûts de chacun. Déjà que Gnome 3 anime beaucoup de débats sur la toile quant au bien-fondé de la direction prise qui en déroute plus d'un, Unity termine d'enfoncer le clou en se permettant de prendre sa propre direction vis à vis du Gnome Shell.

Pourtant, après une escapade "Gnome pur jus" avec openSUSE 12.1 puis 12.2, je dois dire que Unity m'a plutôt positivement étonné. Venant de Windows (non je n'ai pas honte, pourquoi se priver du système préinstallé sur mon PC ?) j'avais pris au fil des versions mes habitudes avec la barre des tâches et le menu Démarrer, qui même s'ils n'étaient pas la quintessence de l'efficacité permettaient de switcher rapidement entre mes diverses fenêtres si le besoin se faisait sentir...
Sous Gnome Shell, cette absence de barre des tâches s'était finalement vite fait sentir justement, le visuel des applications ouvertes étant quand même appréciable. Unity et son dock latéral permet de remédier en partie à cela, vu que finalement celui-ci reprend les fonctionnalités de la barre de Windows, tout en sachant se faire discret si on lui demande de s'éclipser quand il n'est pas solicité.

Autre point intéressant, la disparition de la barre de menu des applications qui fusionne avec la barre supérieure et s'affiche au survol de la souris. Que ce soit clair : au début c'est surprenant (surtout quand tu ne le sais pas... et que tu passes trois plombes à le chercher...), mais finalement pas plus anergonomique qu'un bandeau perdu en permanence pour des fonctions souvent à disposition sous forme de raccourcis en icônes.

Niveau "petits plus qui vont bien", la logithèque est bien pourvue, et le concept du centre de téléchargement à la app store devient plus sympathique que de devoir télécharger ses propres fichiers d'installation, les exécuter, choisir les chemins d'installation, décocher l'installation insidieuse de la toolbar fournie avec... Les mises à jour en sont d'ailleurs d'autant facilitées vu que toutes les sources déclarées font l'objet de la recherche.

Concernant le hardware : complètement bluffé... Fini l'ère du Linux à configurer austèrement à compiler ses propres pilotes dans un terminal, que ce soit ma carte graphique (une petite Radeon HD histoire de jouer à Diablo III à l'occasion), mon imprimante-scanner ou ma tablette graphique, tout marche sans manœuvre supplémentaire avec Ubuntu ! Certes, les "joueurs-bidouilleurs" chercheront à installer les pilotes AMD-ATI propriétaires pour gagner encore en efficacité, mais même de ce côté-là, le pilote libre fourni d'office rempli bien son oeuvre pour du surf et de la bureautique (mon usage actuel du PC quoi...).

En conclusion, à l'aube de Windows 8, qui tranche avec les standards préétablis ces dernières années et tente le paris risqué de l'unification des 3 mondes numériques (le PC, la tablette et le smartphone), on voit, s'il était encore besoin de le démontrer, que le monde de Linux prend doucement mais surement une ampleur bien méritée de par ses qualités intrinsèques. Et surtout, que malgré cette mode de l'unification qui frappe même son petit dernier (Android), chacun peut trouver chaussure à son pied avec les nombreuses distributions disponibles.
Cependant, je mets de l'eau dans mon vin concernant l'OS de Microsoft :  comme expliqué précédemment, je l'ai testé sur un matériel vieillissant, sans pilotes adaptés et rapidement le temps d'être dérouté par ModernUI. D'où ma relative déception. Mais je salue la prise de risque salutaire pour faire bouger le monde trop figé des interfaces utilisateurs, qui finalement depuis des années nous ressert les mêmes recettes avec simplement plus de cosmétique pour faire passer la pilule.

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