Les promenades du rêveur solitaire - La Marana en décembre 2012



Aujourd'hui c'est dimanche et comme tous les dimanches je n'ai pas envie de rester enfermé chez moi devant la télé ou mon PC. En effet, il y a deux catégories de geeks : ceux qui vivent quasi-reclus avec pour seuls liens avec l'extérieur Facebook ou les chats, et les autres... Et Dieu merci j'en suis un autre.
Bien que le temps ne s'annonce pas trop mal en cette fin de matinée plus que jolie pour un mois de décembre, je sais que je ne peux pas m'éloigner de trop en voyant l'amoncellement de nuages sur le cap, et l'amoncellement de boulot dominical que j'ai.

Pour rompre la monotonie, je décide quand même de partir marcher le long des plages de la Marana, d'autant plus que çà fait quelques mois que je n'y ai plus été mine de rien. Avant de m'attaquer à l'intérieur des terres, c'est le long de ces étendues infinies de sable grisâtre que j'ai fait mes armes comme marcheur à y regarder de plus près. J'ai toujours apprécié la mélodie incessante du reflux des vagues et du vent qui viennent seuls rompre le silence hors saison estivale, et surtout j'ai toujours eu en affection ces trésors découverts au gré des lendemains de tempêtes, quand le bois flotté prend des formes et des teintes variés, tantôt anguleuses tantôt rondes, plus ou moins sombres selon que la souche est récente ou déjà ballottée longuement par les vagues...

Aujourd'hui c'est dimanche, disais-je, et comme tous les dimanches je ne serai pas seul à vouloir marcher le long des ces plages. Je sais que passé un certain trajet je continuerai isolé vu que peu nombreux sont les courageux qui veulent avaler les kilomètres et sont juste là pour justifier une sortie au grand air, mais j'ai besoin de ma solitude de l'esprit. Pour çà, je branche mes écouteurs, mets ma playlist en lecture aléatoire à un volume moyen et termine l'isolation par mes lunettes de soleil bien vissées sur mon nez. Au moins aurais-je une excuse pour ignorer royalement les autres personnes croisées.

Nous sommes en décembre, le départ se fait sous un joli soleil qui vous ferai presque oublier la saison. La marche suis son cours par cette agréable journée à peine troublée par les quelques nuages qui se promènent eux aussi au gré de leur divagations propres. Cependant sur le cap, les bourgeons d'un orage ne tardent pas à se former. Aussi étrange que çà puisse semble, au lieu d'être inquiétant, ce mur de grisaille qui dévore peu à peu l'horizon en face devient juste une curiosité météorologique qui ponctue parfaitement cette promenade. J'ai toujours eu une affection toute particulière pour ces temps bâtards ou les nuages gris bleuté sombre se mêlent aux trous bleu ciel où le soleil brille encore. Qui sait alors de quel côté la balance penchera...

J'ai évité la pluie... de justesse encore une fois. J'ai ramené un souvenir : un bâton dont je compte bien faire mon bâton de randonnée attitré s'il sèche correctement... Seul l'avenir nous le dira...

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