... Mais çà, c'était avant



Un petit billet qui fait suite à une réflexion douce-amère de trentenaire blasé qui fait déjà le point sur sa "longue" existence...

Autant j'ai souvent eu du mal à comprendre l'attachement des plus anciens à leur passé, autant je dois bien reconnaître que tout n'évolue pas forcément dans le bon sens. Pas question ici de se plaindre sur des choses matérielles particulières, je me veux tout de même au dessus de ces considérations futiles et souvent très bêtes.


La technologie, et Dieu sait si j'en suis un ardent défenseur tant qu'elle sert les intérêts de l'humanité, la technologie, disais-je, devient un moyen supplémentaire d'asservissement de masse. En soirée les gens discutent encore, certes, mais passent de plus en plus de temps à mater leur comptes de réseaux sociaux, en mal d'interactions avec leurs semblables, alors même que ceux-ci, et souvent même leurs plus proches amis, sont déjà autour d'eux. Le summum de cet effet pervers est atteint quand un groupe s'affale sur un canapé, et que chacun dégaine son smartphone dernier cri pour s'isoler en fait, et vivre cette nouvelle vie virtuelle parallèle.
J'ai beau être un peu taciturne, ces situations me gênent au plus haut point : est-ce là un moyen de faire comprendre à leur hôte que la soirée manque d'ambiance ? Même pas. Et de toute manière, comme expliqué précédemment, tout le monde la fait, donc c'est même un moyen d'intégration que de se couper du monde. Et c'est ce paradoxe où je veux en venir : l'outil est devenu le maître, l'objet destiné à aider au quotidien prend la place de ce quotidien. N'allons pas jusqu'à parler de seconde vie virtuelle, ce serait digne des pires raccourcis empruntés par les médias et leur gros sabots...

Les médias, d'ailleurs, autre Némésis du vieux con sur le retour. Avant ils servaient à informer, parfois à formater les foules, mais au moins y décelait-on un semblant de sérieux et de professionnalisme dans la tâche. Maintenant ils sont juste des relais de dépêches. L'info est recrachée brute, ou pire avec une analyse journalistique superficielle. En experts auto-proclamés, les journalistes vous inondent de données, que de toute manière vous ne vérifierez pas, car c'est bien connu, ce que la télé vous dit est TOUJOURS vrai...
Incompétence caractérisée, concurrence des mêmes réseaux sociaux décrit au dessus où l'info circule de façon virale, pression des dirigeants (vive la théorie du complot...)... Rien ne justifie vraiment ce traitement par dessus la jambe de ce qui est sensé éduquer la masse. D'autant que l'idiot est une véritable éponge (et pas qu'en terme de Q.I.) : il 'imprègne de ce qu'il voit, ce qu'il entend, et tentera de le reproduire s'il juge que cela constitue la référence à suivre.
Pour en finir avec la télé (c'est bien des médias télévisuels que je parlais, hormis le quotidien local, j’émets de sérieuses réserve quant au succès de la presse écrite auprès du crétin moyen), je ne m’appesantirai pas plus que çà sur la qualité des programmes produits, toujours plus racoleurs, ineptes et prompts à permettre à n'importe qui de se sentir bien dans sa fange, au point d'ôter l'envie même d'aspirer à en sortir.


Moralité : comme je le dis souvent sur le ton de la plaisanterie, on est mal barrés pour l'avenir. Principalement avec la perte de toutes ces valeurs simples mais fondamentales qui régissent la vie en société. Plus de respect de l'autre, plus d'entraide, plus d'émulation qui fait que la base tend à s'élever... Tout fout le camps ma bonne dame...

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