Le Mare a Mare Sud en juillet 2013 - Deuxième jour : de Santa Lucia di Tallano vers Levie, par Sorbollano

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la suite du récit de nos péripéties du Mare a Mare Sud...

Il n'est pas encore six heures. On aurait pu croire que, fourbus par la journée de la veille, les deux challengers auraient déclaré forfait et révisé leurs ambitions à la baisse. Et pourtant le réveil est plutôt aisé. Pas trop de courbatures pour ma part, mes pieds entamés me font un peu souffrir, mes mes pansements devraient m'aider à surmonter ces petites douleurs sourdes des ampoules presque à vif. Les propriétaires du gîte nous ont laissé de quoi petit-déjeuner vu que nous les avons informé de notre volonté de partir tôt, sachant que nous devions doubler notre étape. On est pressés, mais pas trop, notre repas du matin est l'occasion d'un petit moment de détente avant de se lancer à corps perdus dans les choses sérieuses. Il semble faire beau, une petite ondée rapide hier soir a laissé planer un doute, d'autant que des rumeurs concernant un groupe de marcheurs qui auraient été foudroyés à Serra-di-Scopamena circulent. C'est tellement improbable que je peine à y croire vraiment. Mais cette légère ombre plane et rappelle que ces longues marches au milieu de nulle-part ne sont pas exemptes de tout risque...

Oh, on verra bien. La foudre ne tombe jamais deux fois au même endroit ne dit-on pas ? Derniers rangements de nos affaires, chaussures de marche enfilées et nous voilà repartis. C'est certainement idiot à reconnaître, mais il nous a été bien plus difficile de retrouver par où continuer le sentier au départ du village que de suivre les pistes forestières. Pas vraiment de marquage bien défini, pas de panneau, et pas encore grand monde pour nous aiguiller. Heureusement que le hameau n'est pas immense, nous arrivons donc enfin à rallier Altagène, autre petit groupement d'habitations jouxtant directement Sainte Lucie. Il est également petit mais toujours aussi peu propice à nous guider aisément. Sommes-nous donc si fatigués que nous ne sommes plus capables de nous orienter efficacement ? Non, Dieu merci. Mettons cela simplement sur le compte de l'heure matinale, de toute manière nous sommes enfin sur le début du sentier forestier balisé.

La transition, quoiqu'attendue est franchement brutale : on semble quitter les abords de la petite route goudronnée sans crier gare, pour continuer sur la route de pierre et de terre qui se noie dans les arbres. D'ailleurs, pas de village visible au loin pour l'instant, j'aurai presque l'impression de me perdre volontairement si je ne savais pas que nous avions toujours nos livres guides avec les cartes pour nous orienter. On sent d'ores et déjà par rapport à la veille que l'on est un peu plus haut, dans le sens où l'on n'a plus ce maquis bas caractéristiques des très faibles altitudes, ni ces visions de champs agricoles. A défaut de montées et de descentes interminables, la route et ces chaos pierreux est tout de même sportive.

L'errance ne fait que commencer. Le ciel est voilé mais pas encore suffisamment pour nous inquiéter. Des rumeurs circulaient à Santa Lucia concernant un groupe de randonneurs qui auraient été pris dans l'orage à Serra-di-Scopamena et auraient reçu la foudre. A priori rien de grave, ils semblent plus avoir été étourdis que blessés réellement, mais ceci nous rappelle que la vigilance est de rigueur. On est encore loin de notre but, n'oublions pas que nous doublons l'étape, malgré le léger raccourci, qu'il ne faut pas manquer d'ailleurs. De-ci de-là nous traversons parfois des champs de fougères trempées par l'ondée de la veille. Nos jambes nues en sont bien rafraîchies. C'est l'été mais il fait encore bon. Même presque frais. Si nous n'étions pas en mouvement il faudrait même se couvrir un peu plus je pense.

Au milieu de la forêt, une goutte se fait sentir. Et deux. Et une myriade. L'averse tant redoutée est là. Tant qu'on n'entend pas le grondement inquiétant du tonnerre, pas de quoi s'inquiéter outre mesure. Nous enfilons nos vêtements de pluie de sorte que nos sacs soient recouverts pour le mieux. Çà peut sembler évident, mais autant on pense à se couvrir soit-même, autant on oublie aisément le contenant de ses affaires. Et pourtant, il faut les conserver bien au sec, la bonne continuation du périple en dépend, il n'est pas dit que le gîte ne permette un séchage efficace en soirée. A peu près équipés, nous redoublons de vigilance pour ne pas glisser au gré des rochers affleurants ou des amas de feuilles au sol. J'espère que la pluie sera brève, nous verrons bien.

Le tonnerre. Çà y est, il est là. Où plutôt il se fait entendre. Sans éclair, difficile à évaluer son éloignement. Tant que nous sommes à couverts dans les bois, pas trop de craintes à avoir, même si chaque coup entendu fait grimper l'appréhension d'un cran. Est-il possible de jouer ainsi de malchance ? Pour une fois que je peux envisager un expédition de cette envergure, que je mets tout en œuvre pour que tout soit parfait, le seul élément impondérable, le temps, se joue de moi et de mes espérances. J'essaie de rester philosophe, en me disant qu'à vaincre sans périls on triomphe sans gloire comme l'adage consacré le dit, mais l'exploit sportif est bien le cadet de mes soucis à la base. J'étais là pour m'en mettre plein la vue avec les paysages du sud. Là j'ai juste droit à une vision limitée au versant opposé, nimbé de brume. Heureusement que les sentiers forestiers présentent toujours des singularités remarquables : des pierres moussues, des parterres de végétaux connus, çà et là des murs anciens... De quoi ne pas sombrer totalement dans la dépression de savoir que le ciel lui-même a décidé de se jouer ouvertement de vous.

Les éclairs. En fait, c'est presque rassurant de les voir dans la mesure où avec le tonnerre qui arrive après, ils nous indiquent que le cœur de l'orage est encore à plusieurs kilomètres de nous. C'en est presque amusant de lancer ce décompte à chaque flash aperçu. Et pourtant on doit en manquer pas mal, les grondements lointains sont par moment presque continus. Les éléments se déchaînent, la nature est furieuse. Peut-être cherche-t-elle à se rappeler à notre bon souvenir, en cette période de tourisme massif, où presque tout un chacun foulent ses routes sans vraiment lui prêter attention. Un peu comme l'enfant qui se mets à hurler sans réel autre motif que d'attirer l'attention à lui, pour redevenir le centre d'intérêt. J'aime à personnaliser ce monde, à lui prêter mes propres aspirations et sentiment. A trop le réduire à une succession de causes et conséquences implacablement froides et logiques, il en perdrait de sa majesté. J'aime les contre-pieds, quitte à jouer au poète de bas étage.

L'inévitable arrive : nous sommes sur les crêtes. Il pleut et les nuages sont bas, mais pas trop de fracas lumineux, ce qui est rassurant pour nous. Mine de rien nous avons bien grimpé toute la matinée, même si l'effort consenti aurait pu passer presque inaperçu à cause du désagrément causé par la pluie. A force de persévérance, nous voilà environ à mi-chemin, à la bifurcation entre Sorbollano et Serra-di-Scopamena que nos compagnons de tablée allemands nous avaient annoncé hier au dîner. Je concède avoir eu une courte pensée teinté de légers regrets de ne pas être finalement passé par Serra. Nous sautons allègrement une étape du tracé initial, et de fait de nouveaux lieux à visiter. Je me console néanmoins avec cette petite pensée bien puérile de l'exploit sportif consenti à marcher aussi longtemps et aussi loin d'une traite, et qui plus est après notre journée de la veille déjà bien chargée. Ma seule appréhension vient de cet orage maintenant si loin, mais qui pourrait bien s'inviter. C'est à la fois excitant et effrayant finalement. Un dernier coup d’œil sur le chemin traditionnel qui est désormais derrière-nous, et nous voilà de nouveau au milieu d'une forêt en route pour ce raccourci qui n'est même explicitement mentionné sur nos guides.

Rien de bien méchant par rapport à ce que nous avons déjà parcouru pour arriver à Sorbollano. Je ne saurais dire au juste si c'est cet temps gris et orageux ou bien si c'est son relatif isolement qui m'a donné cette impression, mais en pénétrant le hameau, j'ai eu presque l'impression de traverser ces villes fantômes dignes d'un bon western bien cliché. Si les maisons ne semblaient pas récentes et entretenues, et que des voitures n'étaient pas garées çà et là, j'aurai mis ma main à couper que nous étions dans un de ces villages ruinés dont notre maquis semble avoir le secret. Il est déjà un peu plus de midi, au sortir du village nous sommes sur la ligne de crête, la pluie redouble d'intensité et le tonnerre gronde tout autour. Il nous faut bien nous restaurer un peu si nous voulons tenir jusqu'à Levie. Le mieux que nous pouvons faire alors est de nous arrêter à la sauvette au bord de la départementale qui dessert les habitations. Le repas est bref, pas vraiment le temps de récupérer, la pluie ne veut décidément pas nous laisser de répit. L'espace de ces quelques minutes d'arrêt, l'eau qui nous trempe conjuguée à ce vent qui s'est levé nous glace jusqu'aux os malgré l'été. A tel point que partir est presque un soulagement même si l'on devra encore marcher de nombreuses heures.

Les épisodes pluvieux alternent avec les accalmies. Leur rythme tend à s'inverser peu à peu : aux longues averses avec de brève périodes de repos succèdent finalement des courtes ondées de plus en plus espacées. Et c'est tant mieux. Pour parfaire à notre chance apparemment retrouvée, le chemin descend désormais, tout doucement mais sûrement. Et à mesure que l'on va de plus en plus bas, la pluie devient simple brume diffuse entre les arbres haut, pour finir par ne plus être qu'un souvenir, au point au loin de nous laisser entrevoir les aiguilles de Bavella, dont la silhouette si caractéristique se dessine au milieu des nébulosités accrochées aux sommets lointains. Forts de ces constatations, nous croyons désormais fermement qu'il nous sera possible de visiter Cucuruzzu dans des conditions décentes.

Bien que de nouveau galvanisés par ce retournement presque inespéré de la météo, nous nous permettons quelques minutes de répit à côté d'une petite chapelle dédiée à Saint Laurent. Mon ami fait remarquer que nous ne sommes vraiment pas loin du site archéologique, et qu'un simple crochet par l'intérieur de ces terres derrière l'église devrait nous y mener... Mais moi je n'ai pas vraiment envie de prolonger encore de trop notre route déjà bien longue aujourd'hui. Pour cela je lui fait comprendre que je préfère que nous nous en tenions à l'itinéraire préétabli et rejoindre l'entrée du site quelques centaines de mètre plus loin. Il acquiesce, nous repartons. Et en effet, nous voilà bientôt devant l'accueil. C'est fermé, et seul une petite affichette faite au stylo à bille, et qui enjoins les hypothétiques visiteurs à partir, de par les risques d'orage, montre que quelqu'un est venu ici récemment. Nous avions été prévenus que le site en lui-même présentait simplement des numéros se rapportant probablement à un guide disponible dans le-dit accueil, pourtant il nous faudra bien faire sans.

Ce manque de précision se fait sentir dès le début de la visite. Premiers panneaux à numéros, premières interrogations quant à ce qu'il faut y voir. Non pas que nous soyons idiots, en toute sincérité, mais nos capacités à extrapoler sont bien souvent mises à mal par ces marques qui pointent souvent nulle-part. Qu'un rocher avec un semblant d'alcôve creusée à même l'un de ces flancs ait pu servir d'abris, c'est facile à intellectualiser. Qu'un amas informe soit indiqué, et là on est au stade des supputations les plus délirantes. C'est un peu décevant pour l'heure. Notre soif de connaissances est loin d'être étanchée. Cette visite qui aurait du constituer le pinacle de notre journée, et pour laquelle nous avons décidé de repousser nos limites physiques nous laisse ce goût amer de l'imperfection.

Mais au détour du sentier forestier, nous voilà sur la forteresse, le « casteddu » de Cucurruzzu. C'est rudimentaire, mais on voit bien les ébauches de fortifications avec ces rangées de pierres alignées consciencieusement pour ériger des murailles basses autour des bloc rocheux au centre. Sans en avoir l'air, ce petit château domine ses environs immédiats, et donc constituait en effet un abri appréciable pour l'époque. Nous l'explorons et y découvrons de nombreuses petites chambres au sein de ses murs. Nous apprendrons plus tard qu'elles servait au stockage des denrées alimentaires, avec les prémices de l'agriculture alors d'usage. On y a déjà passé plus de temps que devant les autres points d'intérêt, mais il nous faut déjà nous en éloigner pour poursuivre vers le site juste voisin de Capula. Espérons qu'il soit à la hauteur, afin de justifier définitivement ce que cette journée nous aura fait endurer comme épreuves.

Sur le chemin vers ce nouveau casteddu, une petite bâtisse apparaît. Léger air de déjà-vu. Et pour cause, c'est la chapelle Saint Laurent. Nous sommes en effet juste derrière, comme mon camarde l'avait supposé. J'avoue me sentir très bête à cet instant, à avoir trop voulu suivre les règles définies, nous voilà en train de revenir sur nos pas. L'un dans l'autre, nous aurions bien été obligés de faire ce tour pour voir le reste des fouilles, mais j'ai toujours ce sentiment désagréable de m'être fait avoir. Au moins profitons-nous alors des derniers vestiges d'une ancienne chapelle romane non-loin, un rectangle de pierres éboulées, qui a le mérite d'en rappeler le bon souvenir. Et encore un peu plus en arrière, les fortifications cette-fois immenses du château de Capula. Les pierres semblent mieux taillées, le site doit être postérieur à Cucuruzzu. D'ailleurs, il grimpe encore un peu plus, et laisse entrevoir un horizon bien plus vaste, même au-dessus des arbres environnants. D’autant que le ciel est désormais presque bleu. C'est presque vexant de voir cette furie désormais apaisée, comme si les éléments avaient réellement voulu s'amuser avec nous, et bien rire de voir ces deux pauvres erres déambuler sous une douche bien fournie.

Nous nous en allons finalement vers Levie. Après la route déjà parcourue, ce dernier tronçon est presque une sinécure. Mes pieds sont encore bien échauffés, je pense avoir de belles surprises en me déchaussant, mais çà ne m’empêche pas d'avancer. Le village se découvre enfin. Il est immense, en tout cas bien plus que dans mes suppositions. Il a cette animation qui fleure bon la période estivale, avec ses nombreux touristes venus pour visiter, qui côtoient les habitants à l'année. C'est un petit havre de détente en somme. Nous arrivons au gîte, nous sommes cette-fois installée avec un couple de belges qui une nouvelle-fois font le même circuit que nous, mais dans l'autre sens. A croire que nous sommes les seuls à n'en faire qu'à notre tête. Mais passons. Nos affaires, complètement détrempées sont lavées et mises à sécher en profitant des rayons du soleil qui nous honorent enfin de leur présence. Pour ma part, je dois complètement déballer mon sac, qui malgré le vêtement de pluie savamment disposé par dessus, ne semble pas avoir suffit à contenir le flot continue des précipitations subies. En cette heure où l'on peut se reposer après ce marathon, c'est finalement bien peu grave.

Rafraîchis par une bonne douche, chaude cette-fois, il convient de prendre un peu de détente, vu que cette fois notre horaire est un peu moins serré que la veille, où nous étions arrivés presque exactement à l'heure du dîner. Je panse les plaies de mes pieds, et le terme est bien choisi, hélas pour moi. J'en arriverai presque à me demander comment j'ai pu marcher avec de telles ampoules. Mais tant pis. La douleur, c'est dans la tête comme j'aime à me le répéter, et j'ai de quoi limiter les dégâts dans ma trousse de secours. Une fois remis d'aplomb, un peu de lecture bien calé dans mon lit me détendra. Je me suis offert pour occuper le temps libre de cette expédition un petit précis sur la flore de l'île, pour changer me direz-vous. Bien que ne payant pas de mine, il regorge d'informations utiles sur les végétaux que l'on peux croiser. J'en connais déjà une bonne partie, mais réviser est toujours salutaire, et j'y croise deux-trois essences que je n'arrivais pas jusqu'alors à identifier. Jusqu'à présent, pas de grosses spécificités croisées, le maquis et les forêts sont un peu monotones. Peut-être trouverai-je mon bonheur lors des autres étapes qu'il nous reste. On a déjà fait le plus gros du tracé sans en avoir l'air, et pour l'heure nous sommes plutôt dans l'optique de finir tranquillement notre route sans forcer. Au milieu de toutes ces considérations qui s'enchevêtre pendant ce repos du guerrier salvateur, l'heure du dîner est déjà là.

Il est temps de côtoyer plus en détail les autres locataires d'une nuit : notre couple de belges avec qui nous partageons la chambre, une famille de continentaux, le père, la mère et leur fils, et à priori un couple d'anglais, mais qui restent à l'écart avec leur propre cuisine. Tous font le Mare a Mare dans le sens Porto-Vecchio vers Propriano, nous en profitons donc pour leur soutirer bien gentiment toutes les informations qui pourraient nous aider pour les deux étapes restantes. On nous laisse entendre que nous n'aurons que nous devrions nous en tirer aisément, quand nous leur expliquons que nous n'avons mis que deux jours pour en arriver là. C'est flatteur pour l'ego, même si nous leur affirmons que nous n'avons pas vraiment l'impression d'avoir accompli un exploit, nous sommes fatigués mais sans plus. Quand à nous, nous tâchons de leur indiquer le raccourcis par Sorbollano, leur expliquons que leur route sera essentiellement forestière, et nous leur rappelons de se méfier des orages, vu la mésaventure arrivée aux randonneurs de Serra-di-Scopamena l'avant-veille. Rétrospectivement, cette remarque tient franchement de l'hôpital qui se foutrait royalement de la charité, vu notre témérité du jour, mais au moins jouons-nous la carte des mentors sages. Le repas est une nouvelle fois plutôt convivial, chacun se livre un peu pour briser la glace avec ses voisins, mais sans excès bien entendu.


Une fois terminé, nous décidons mon compère et moi de faire une petite promenade digestive de par le village. L'air est frais, le soleil se couche mais il fait encore suffisamment jour. La fatigue du jour est présente mais pas rédhibitoire pour cette petite promenade digestive. On est fatigués, mais pas au point de vouloir dormir. On ne va pas loin finalement, simplement jusqu'au parvis de l'église toute proche. Je remarque le panneau pour la suite de notre périple, ce sera toujours çà en moins à chercher demain matin. Quelques minutes à se reposer là, à la fraîcheur du crépuscule, à s'imprégner des images des environs, le tout en refaisant le monde, et nous voilà retournés vers notre gîte. Les autres pensionnaires sont tranquillement assis sur les bancs à disposition sur la terrasse qui sert d'entrée, nous les y rejoignons l'espace de quelques instants, le temps que nos colocataires belges nous disent qu'ils vont se coucher. Pour ne pas les réveiller par la suite, nous les rejoignons. Il faut avouer que même si le sommeil n'est pas encore là, le corps n'appréciera que de trop tout repos concédé. Nous ne nous lèverons pas aux aurores demain, nous prendrons notre petit-déjeuner à l'heure prévue. Nous avons le temps, nous sommes ce soir dans l'optique de profiter un peu plus de la fin de notre séjour.

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