Le Mare a Mare Sud en juillet 2013 - Premier jour : direction Santa Lucia di Tallano


Vu la longueur du trajet, le récit sera scindé en plusieurs parties correspondant chacune à une journée de marche.

Il était temps d'attaquer les choses sérieuses concernant la marche. J'appréhende un peu mais je ne saurais si je peux y arriver qu'en le tentant, quelle qu'en soit l'issue. Après les escapades à la journée, qui souvent ne se résument en fait qu'à quelques heures concédées, il est temps de prendre son courage à deux main et d'envisager une randonnée sur plusieurs jours. Marcher ne me fait pas peur, j'ai rarement ressenti la fatigue ou même de la lassitude à l'issue des mes précédentes sorties, au pire quelques courbatures les jours suivants, mais rien de terrible. J'ai l'opportunité de pouvoir accompagner un ami sur le sentiers du Mare a Mare Sud, pour la faire courte, partir de Porto-Vecchio pour arriver cinq jours après à Propriano, avec des étapes successives à Cartolavonu, Levie, Serra-di-Scopamena, Santa Lucia di Tallano et accessoirement Burgo pour qui n'aurait plus le courage de rejoindre le littoral à l'issue du périple. Ou plutôt pour ce qui nous concerne, faire l'inverse, de Propriano à Porto-Vecchio.

A l'annonce du projet de mon camarade, c'est comme une consécration pour moi : j'ai l'opportunité de me prouver que je peux suivre ce rythme définitivement bien plus soutenu que celui que je m'impose en temps normal, et qui plus est en traversant des terres dont j'ignore tout. Je n'ai jamais caché mon manque de culture concernant les recoins de ma région, et arriver à l'explorer est l'un des buts qui motive mes marches. La méconnaissance n'est pas une fatalité, il ne tient qu'à celui qui en souffre de se donner les moyens d'éclairer ses zones d'ombres. C'est ce que je m'efforce de faire pas après pas, sentier après sentier, l'esprit toujours alerte afin de ne rien manquer de ce qui s'offre à lui. Cette occasion est donc bien inestimable aux vues des trésors naturels que nous devrions croiser.

Notre départ acté, je me prépare consciencieusement pour l'épreuve. Mon inexpérience vient alors me frapper de plein fouet, j'ai toutes les peines du monde à me décider quant au matériel à porter dans mon sac à dos : trop de poids et le séjour sera laborieux ; pas assez de matériel et je prends le risque d'être mis face à une situation inextricable. J'ai toujours été aux frontières de la paranoïa concernant les aléas de mes sorties. Ma trousse de secours est proche de celle des secouristes professionnels, et le nombre de petits gadgets qui pourraient éventuellement être inutiles s'il advenait qu'il soit possible qu'une éventualité hasardeuse se produise, est finalement impressionnant. Après des jours à faire et défaire mon bagage, j'ai à peu près trouvé la solution pour concilier le tout. Je ne peux pas dire par contre avoir suivi une préparation physique particulière : ma routine quotidienne devrait suffire à me garder en bonne forme d'ici là, et j'ai peur de trop forcer et au contraire de me blesser avant le départ, donc point trop n'en faut.

Nous sommes un peu fous. Et du moins pour ma part, ce phénomène est exacerbé dès lors que l'on m'accompagne dans mes délires. Aussi fixons-nous notre départ Pour Porto-Vecchio pour trois heures et demi du matin. Pourquoi ? Car nous avons décidé de suivre le chemin inverse, c'est à dire partir de Propriano après y avoir été amené par le bus, le tout pour retrouver notre véhicule de l'autre côté, justement à Porto-Vecchio. Pas de temps à perdre, nous voulons nous lancer dès notre arrivée, d'où cette heure bien matinale. Et nous arrivons à bon port avec le soleil qui naît à l'horizon. C'est cette heure estivale où la chaleur n'est pas encore étouffante, et même au contraire où l'on sent un peu de fraîcheur vu que la chaleur nocturne s'est alors dissipée, sans pour autant laisser de suite place à celle du jour qui point.

Nous pensions avoir vu très large au niveau de l'horaire pour prendre ce bus qui part à six heures trente, mais finalement, le temps de tourner un peu pour chercher une boulangerie que jamais nous ne trouvâmes à cette heure-ci, il est déjà là, prêt à nous mener vers le véritable début de notre séjour. Ou du moins après ces deux heures de trajet supplémentaires au milieu de ce sud que je connais finalement si mal. Mais peut-être pas tant : au cours du trajet, nous voilà en train de traverser Monacia d'Aullène, le village de mon grand oncle. J'y avais séjourné quelques jours lors d'un été alors que je ne devais avoir que douze ou treize ans. Non pas que les vacances furent les plus inoubliables de ma vie, mais ces flashes qui vous reviennent au fil de la traversée en bus suffisent à raviver cette sensation d'insouciance enfantine perdue à mesure que le temps a passé. La surprise de ce crochet impromptu est somme toute excellente, et augure un séjour mémorable je l'espère.

Mon comparse ferme un peu les yeux. Comment lui en vouloir ? D'ailleurs je ferais mieux d'en faire tout autant pour tâcher d'être au mieux de ma forme. Mais je n'y arrive pas. J'ai peur de rester assoupi et de laisser passer notre arrêt. Notre timing est serré aujourd'hui, je ne veux pas mettre à mal le bon déroulement de notre voyage, aussi préféré-je veiller. Ce qui me permets par ailleurs de profiter des paysages et des lieux traversés. Je découvre ainsi Sartène, fief d'origine de deux de mes amis. Il ne tarissent pas d'éloge au sujet de leur ville, et je dois bien leur accorder qu'ils ont raison : non pas que l'on ait à faire à un centre urbain immense comme Ajaccio ou Bastia, mais on voit que le lieu est bien vivant, et le cachet des maisons de granit est indéniable. Le temps magnifique aide à rehausser ce charme simple. J'espère que nous aurons la chance de marcher toujours avec une météo clémente, mais à ce sujet nous verrons bien.

Peu à peu Propriano se rapproche, la mer est déjà en vue. Il est temps de descendre, non loin du port. Les choses sérieuses peuvent commencer. Nous devons rejoindre le hameau de Burgo, ce qui nous impose sept kilomètres de marche supplémentaires à consentir pour commencer le sentier balisé. Mais pour nous le Mare a Mare débutera et finira comme son nom l'indique d'une mer à l'autre. Ainsi faisons-nous une halte pour toucher l'eau de Propriano avant de nous lancer vers la lente montée pour Burgo. Il est seulement huit heures trente, mais il fait déjà chaud. Rien d'étonnant en plein mois de juillet en Corse. Pourtant me voilà d'ors et déjà inquiet concernant notre réserve d'eau. Autant je peux consentir un jeûne si celui-ci s'impose, autant je ne peux pas ne serait-ce qu'imaginer me priver d'eau pour une période prolongée, particulièrement si le temps est chaud et propice à la déshydratation. Mais pour l'heure je ne veux pas alarmer inutilement mon collègue, nous n'en sommes qu'à quelques gorgées. Et pourtant la montée est longue et monotone : le long d'une petite départementale, rien de notable dans les environs... On n'en voit déjà plus la fin, si bien qu'il nous faut deux heures pour rallier le véritable début du chemin balisé.

Une petite halte à l'ombre des arbres au bord de la route, et nous voilà fins prêts à partir pour de bon cette fois. Le sentier part du haut du village, à travers un maquis plutôt bas. Il semble descendre rapidement pour déboucher dans une forêt, qui nous procure une relative fraîcheur appréciable en cette fin de matinée qui semble annoncer une canicule presque inattendue cette année si l'on se réfère au temps plutôt morose des mois précédents. Il n'empêche que cette ombre est salutaire, et nous amène à une rivière ou nous nous octroyons encore quelques instants pour nous rafraîchir. Même si je ne considère pas cela comme bien prudent, nous refaisons également le plein d'eau. J'ai un mauvais pressentiment quant à la chaleur, j'ai déjà cette intime conviction qu'elle va nous faire souffrir. Aussi je préfères prendre les devants.

Nous voilà repartis. Les choses sérieuses commencent, la montée rude au fil du sentier débute sans crier gare. Bien que déjà échauffés, ce brusque changement de rythme nous rappel à la réalité : nous marcherons pendant cinq jours, peut-être seulement quatre si nous arrivons à doubler une étape, et il faudra pour cela supporter les aléas de la route qui traverse les montagnes du sud. A défaut de nous porter très haut, nous cheminerons constamment par monts et vallons, et ce que nous subissons pour l'heure n'est qu'un prélude. Nous en sommes conscients, nous ne nous sommes pas jetés à corps perdus dans une bataille sans connaître l'adversaire, donc nous avançons sans maugréer.

Nous devons rejoindre le hameau de Fozzano, mais comme nous ne sommes pas encore très hauts, et qui plus est cernés d'arbres, il est difficile de dire si nous en sommes proches ou pas. Nous n'avons que des indications de temps à notre disposition, mais il n'est pas aisé de les manipuler vu que nous ne connaissons pas notre rythme exact. Sommes-nous rapides dans notre progression ou bien traînons-nous la patte ? Ce n'est que le début de l'aventure, et nous sommes déjà bien entamés vu notre heure matinale de départ. Impossible dans ces conditions de se jauger efficacement. Seul nos pas qui nous ont alors menés de l'autre côté de la colline gravie nous aident à répondre à cette interrogation : quelques maison émergent au milieu de l'infinie verdure de ces flancs boisés. A priori c'est bien le hameau attendu, mais ne jurons de rien, pour l'heure aucun indice franc. Un clocher se dresse enfin. C'est le signe indéniable du caractère de « hameau » à part entière des groupement isolés d'habitations. Il est exactement midi quand nous le traversons, pourtant nous ne voulons pas nous y arrêter, et préférons progresser encore un peu avant notre déjeuner.

En fait nous en sortons à peine avant de nous arrêter, nos forces, mises à mal par notre nuit courte, la chaleur et les kilomètres déjà avalés, nous font légèrement défaut. Il est temps de se restaurer. Le repas est frugal, nous avons décidé de ne pas nous alourdir de trop avec de la nourriture superflue, mais suffisamment copieux pour nous requinquer. Au gré de nos marches, nous en sommes arrivés à la constatation qu'il n'était pas vraiment utile, voire même contre-productif, de prendre une collation trop copieuse le midi. D'autant que nous avons finalement peu d'appétit lors de ces interludes qui nous promettent encore des heures de marche à consentir. Bien que peu épais, nous avons quelques réserves dans lesquelles puiser dans le pire des cas, le mode de vie moderne présente ses avantages pour les situations d'urgence dira-t-on. La pause par contre s'allonge quelque peu, la fatigue est révélée par l'inactivité croirait-on. Mon tempérament toujours pressé aurait eu en temps normal tendance à me pousser à enjoindre mon ami à poursuivre, mais j'ai moi-même ce petit coup de torpeur post-prandial, et je n'ai pas envie de le brusquer non plus. Ce n'est que les petits nuages qui s'amoncellent et masque quelque peu le soleil qui nous font nous relever. Il sera judicieux de profiter de ce répit quant à la chaleur de plomb des heures où normalement l'astre du jour est au zénith. Quitte à passer pour un fou, la grisaille est préférable au beau temps quand on marche en extérieur sans végétation pour vous couvrir...

Nous continuons de monter, inlassablement. Fozzano était relativement proche de Burgo, mais notre but final de la journée, Sainte Lucie de Tallano est encore à quatre heure de marche. Nous quittons la forêt pour traverser de nouveau le maquis dégagé. La mer, que nous avions laissé juste derrière-nous il n'y encore que quelques heures, est déjà invisible. Nous savons alors que nous sommes entrés dans le vif du sujet, qu'à compter de maintenant nous devrons terminer notre étape. Lui a déjà plusieurs randonnées de ce genre à son actif, moi je découvre. Aussi éprouvé-je alors cette légère appréhension digne de l'enfant qui apprend à nager, et que l'on lâche un beau jour là où il n'a pas pied pour qu'il se prouve à lui-même qu'il est désormais capable de s'en sortir seul. C'est à la fois grisant et effrayant. Mais c'est en tout cas une expérience à vivre, ne serait-ce que pour définir clairement ses limites.
Autant au dessus de nos têtes le soleil est de nouveau de la partie, autant tout autour le ciel est d'une couleur gris-bleuté qui signe la pluie. C'est un retour à la réalité des excursions en montagne en Corse : le temps est changeant au possible, le matin est souvent caractérisé par un soleil radieux qui peut devenir déluge selon les caprices du firmament. On n'en a pas vraiment conscience sur le littoral, généralement le ciel est soit dégagé soit propice à la pluie, mais même les moment de grisaille demeurent fugaces et souvent sans conséquences. Pour l'heure, c'est acceptable donc pas de réelle inquiétude à avoir pour la suite.

Nous avons atteint l'autre versant : une vallée immense est devant nous, et d'après nos estimations par rapport à notre carte, nous sépare de notre but d'étape. Bien que généralement optimiste, j'avoue avoir été un peu abattu à ce moment quand j'ai pris conscience du chemin que nous devions encore parcourir. Rien n'a transparu, mais alors, je me suis remis en question sur ma capacité à mener à son terme notre entreprise. J'ai seulement l'expérience des randonnées d'une journée : aussi éprouvante ait-elle été, à son terme, tu n'as qu'à te reposer et te remettre pour la suivante. Mais là, au mieux au milieu de l'étape, soit aux milieu du cinquième du périple, me voilà déjà à me demander si je suis bien capable de terminer. Nous refaisons une pause tandis que j'ai ces réflexions. Pour me rassurer je constate que c'est également éprouvant pour mon compère. Connaissant son expérience, je me remets à croire en un second souffle miraculeux qui nous donnera des ailes pour venir à bout de la journée. Et ainsi nous repartons.

Tout ce qui monte doit redescendre. C'est un principe connu depuis les temps immémoriaux, et c'est un peu ce qui caractérise la suite. Comme annoncé précédemment, nous avons grimpé, et grimpé, et encore grimpé. Pas très haut finalement, mais quand on sait que l'on doit redescendre la vallée pour refaire la même chose de l'autre côté, l'idée de la tyrolienne vous traverse réellement l'esprit. Mais tant pis, ce seront à nos pieds de faire encore le travail. Nous retraversons une zone forestière, qui nous protège un peu de la chaleur, ce qui est toujours çà de gagné. Son silence naturel est troublé bientôt par des bruits mécaniques dont l'origine est invisible. Nous n'avons rien vu d'où ces rumeurs pourraient provenir, mais nous les identifions finalement à des bruits de roche que l'on attaque. Une carrière semble l'hypothèse la plus plausible, mais alors, encore cerné par les arbres, nous n'en avons pas la confirmation. Ce n'est que plus bas, en rejoignant la route qui y mène que nous confirmons notre hypothèse. Cette anecdote peut semble dérisoire, mais elle signe bien que nous ne serons jamais très éloigné de la présence humaine au cours de notre voyage, ce qui peut être un facteur rassurant en cas de pépin imprévu.

A mesure que nous avançons, au gré de ces montées et descentes successives, mais qui finalement font un cumul de dénivelé conséquent, nous arrivons au pont de Piombatu, qui nous fait traverser le Rizzanese. Le cadre est magnifique, mais le courant des rapides en amont, et cette écume douteuse en aval ne valorise pas vraiment le cours d'eau. Ce qui aurait du être un point d'intérêt inoubliable s'en trouve alors quelque peu gâché. Mais le cadre forestier magnifique redonne à ce tableau ses lettres de noblesse. D'autant que nous devons le surplomber pour poursuivre notre voie. J'ai alors beau être fatigué, je me remets à réellement profiter de ce que je vois, je me délecte du chemin là où il y a encore quelques heures j'en étais arrivé à le subir. Les yeux voient mais ne regardent pas, et c'est toute la tragédie de la situation. A l'heure où j'écris ces lignes, j'ai fort heureusement les images mentales qui me reviennent et m'offrent une deuxième chance. Je la saisis et décide de la fixer par mes mots. Il serait criminel de laisser ces expériences sombrer dans les affres de l'oubli, de faire que ces efforts consciemment consentis n'ai au final servi à rien qu'à marcher bêtement. C'est un peu cela ce deuxième souffle dont je parlais avant. Le corps est éreinté, mais l'esprit redevient alerte.

Et j'en ai d'ailleurs bien eu besoin de ce retour de flamme qui a fait que mon esprit m'a aidé à surmonter l'état de presque épuisement physique dans lequel j'étais alors que nous entamions notre dernière montée vers Santa Lucia. A cours d'eau, les pieds brûlants la peau échauffée et moite des dernière gouttes de sueur de mon corps, c'est simplement ma conscience qui me fait enchaîner machinalement les pas vers le village. Celui-ci est charmant d'ailleurs. Une fois atteint, comme libéré miraculeusement du poids de la fatigue de la journée, je me remets à arpenter les ruelles avec mon ami pour trouver la route vers notre gîte d'étape. Il me tarde par ailleurs d'y entrer pour m'y reposer, mais je suis alors en paix : je sais que le but est atteint pour notre premier jour, qu'il y a plus alors qu'à se laisser porter.

Une fois installés dans notre chambre, puis rafraîchis comme il se doit après tout ce chemin, il est déjà l'heure de dîner. Nous ne sommes pas nombreux malgré la saison touristique : mon camarade et moi, ainsi qu'un couple d'allemands qui ont fait le Mare a Mare dans l'autre sens. L'idée que ce soit la dernière pour eux et la première pour nous me fait sourire quand j'y pense. Tous à la même tablée, la conversation commence progressivement en anglais. A défaut d'avoir été très loquace, j'ai au moins la satisfaction d'avoir compris l'ensemble des propos. Et de toute manière, le niveau d'anglais de mon compagnon de balade étant excellent, je le laisse mener les propos. Ils nous racontent un peu leur route, histoire de nous prévenir sur ce que nous allons voir, et nous tâchons d'en faire autant, même si pour nous ceci se résume à une étape. Ils nous a apprennent l'existence d'un raccourci juste avant Serra-di-Scopamena, ce qui nous confirme que nous pourrons éluder une étape pour aller directement à Levie, tout en pouvant visiter le site néolithique de Cucuruzzu. Nous décidons alors de nous lever aux aurores pour partir au plus tôt le lendemain, comme si les efforts consentis en ce jour n'avaient finalement pas été terribles. Je suis galvanisé, prêt à franchir les montagnes, littéralement, mes doutes sur mes capacités se dissipent en partie.

Je ne savais pas au juste à quoi m'attendre à séjourner en gîte. J'avais en tête un confort très sommaire, qui m'avait poussé à surcharger un peu mon bagage. J'ai été très agréablement surpris par l'accueil somme toute très coquet : nous n'étions que deux dans notre dortoir, donc on se serait cru à l'hôtel, le dîner était excellent de l'avis général, et cet échange facile avec les autres randonneurs amène une dimension humaine appréciable.


Mais pour l'heure il est temps de nous coucher pour prendre un repos amplement mérité, d'autant que nous devons nous lever tôt une nouvelle fois pour poursuivre notre aventure...

A suivre...

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