La cuillère



Un billet pseudo-philosophique pour fêter le retour de ma connexion.
Ou plutôt une réflexion personnelle sur le sens de ce blog. Rien que çà.

Attaquons fort : existez-vous ? Je veux dire, vous, face à votre écran, qui lisez mes articles, regardez mes dessins, ou qui fouinez par hasard sur ce blog parce que Google ou autre vous y a amené, est-ce que vous existez bel et bien, ou bien êtes-vous juste le fruit d'un fantasme égocentrique qui conduis à ce que je suis le seul qui vous fait exister ?

Je m'explique un peu plus : quand je vois les statistiques de visites de Geek-Boxer, j'en suis presque à 18 000 consultations depuis sa création, y compris pendant le passage à vide. J'ai certes eu des retours très sympathiques via Google+, donc je sais que mes déblatérations ne tombent pas vraiment dans l'oubli des tréfonds du web. J'ai également été à l'origine de quelques centaines de vues pour m'assurer que le style personnalisé fonctionnait (à peu près). Soit, mais pas 18 000. Me baser sur une "pub" via le réseau social fantôme de Google n'était peut-être pas la meilleure façon de procéder. Mais en même temps, je ne cours pas après la notoriété, je ne suis pas là pour être le centre d'une quelconque communauté, pour reprendre ce terme en vogue dans le monde où l'anonymat est paradoxalement le mot d'ordre. Ce que j'offre aux yeux du public, c'est ce que je veux bien montrer, ce que j'aime, ce que j'ai envie de partager. Et là j'en arrive au fondement même du cas de conscience du jour : le partage.

Comme je viens de le dire, je mets à nu la part de ce que je suis que je tolère d'exhiber. Avant le blog, peu de monde savait que j'aimais écrire ou dessiner, encore moins que j'aimais fuir la vie citadine pour le milieu de nulle part. Aux yeux des gens, j'étais juste un pharmacien lambda, ou pour les plus proches un pote un peu geek. Çà n'a pas foncièrement changé depuis, je vous rassure. Simplement, un beau jour, quelques retours de vive voix avec certains patients, qui me demandent si je suis celui qui écris ses balades sur Internet. Stupeur la première fois, pas préparé à cette notoriété soudaine et presque non désirée. Mais, petit mot d'encouragement, petite marque de sympathie sortie de nulle part. Et c'est à ce moment que je prends conscience que l'interaction avec "mon public" est un peu le but premier de cette exhibition. On me félicite pour mon travail, je n'en demandais pas tant en faisant çà.

Je m'aperçois en fait aujourd'hui que je n'ai pas eu depuis de réelle interaction avec vous, "public" (je ne sais pas trop comment vous appeler). D'où cette question un peu directe sur votre existence. Non pas que je vous supplie de m'assaillir de tout part de commentaires, le cas échéant je ferai de mon mieux pour les lire, mais je ne cache pas que je n'y consacrerai pas un temps monstre ; mais plutôt je vous invite à entamer la discussion sur n'importe quel sujet abordé et qui vous intéresse. Vous aimeriez avoir des détails sur une des balades que j'ai décrites ? Je vous les donnerai volontiers. A contrario vous avez des suggestions de lieux à visiter ? Je prends volontiers également. Des critiques/conseils sur le dessin à la tablette graphique ? Il faut que je m'y remette mais je suis tout ouï. Une proposition de sortie "extrême", style canyoning ? Mais bon Dieu je désespère de ne jamais en faire !

Soyons clair, je ne mendie pas l'interaction. Je suis le premier à rester silencieux quant à ce que je consulte sur la toile. Mais je vous invite simplement à ne pas hésiter à partager votre opinion ou votre expérience sous couvert d'une relative timidité. On n'est pas ici sur Youtube avec des guerres de commentaires frôlant le vide intersidéral en terme de fond. C'est un petit blog aux sujets relativement peu attrayants pour les masses, donc l'intimité des propos y sera préservée.

Ceci s'adresse tout particulièrement aux lecteurs réguliers, si j'en ai. Sur les 18 000 vues, je ne sais pas combien de personnes distinctes çà représente. Des one shots ou bien un noyau dur de fans ? A vous de me le faire savoir à l'avenir.

0 commentaires :

Enregistrer un commentaire