De la guimauve...


C'est l'automne. Il pleut averse, il vente, la température est presque divisée par deux. Donc pas de sortie facilement possible aujourd'hui, aussi bien en mer qu'en montagne. Est-ce donc en restant bien au chaud chez moi que je parle de guimauve, avec son chocolat chaud et son soupçon de cannelle ? Non bien entendu, vous avez l'habitude de mes introductions décalées...


C'est juste pour évoquer l’avènement tout proche d'Android Marshmallow, 6.0 pour les intimes. Heureux possesseur d'un Nexus de Google, je ne peux que m'en réjouir. L'idée même d'être émoustillé par le fait d'avoir la dernière version d'un OS, pour faire la même chose en fait, est un must chez le geek moyen.

Car oui, Lollipop a été un changement majeur dans l'OS de Google, tant en surface avec le Material Design, qu'au sein des rouages internes du système. D'où un passage plutôt justifié de la branche 4 à une branche 5. Mais ici, que nous apporte M ? Je ne déroge pas à ma ligne de conduite, pour la liste exhaustive des mises à jour dans Android 6.0, consultez les articles déjà copiés-collés rédigés sur la toile. Çà pullule de toutes manières...

Ici, la question des apports est plus "philosophique". Du peaufinage, c'est ce qui semble ressortir des changelogs. C'est très bien. Très très bien d'ailleurs si l'on en juge par les annonces traditionnelles quant à l'optimisation de la durée de vie des batteries (çà a encore moins de sens que les SMS de vœux du 1er janvier niveau vraisemblance...). Mais la question est : cela mérite-t-il un nouveau changement majeur de version ? De ce point de vue, l'informatique est devenue un vrai bordel, avec du Firefox 41 qui côtoie un noyau Linux 4.3 alors que je ne suis qu'en 4.1, ou un Windows 10 qui cherche toujours qui était le neuvième... Je ne joue pas spécialement la carte de la nostalgie des logiciels en version 1.0...0.x, mais où est passé l'attrait d'avoir la version à l'unité au-dessus si en fait elle ne correspond plus qu'à une vulgaire mise à jour corrective ?

C'est du pinaillage. Pour paraphraser Lisa Simpson (oui ! J'ose !!!) : la rose ne sentirait-elle plus aussi bon bon si elle ne s'appelait plus "rose" ? Bien entendu que l'étiquette ne change pas la qualité du produit. Mais si les renseignements qu'elle donne ne sont pas pertinents, à quoi sert-elle ? Et là de me rétorquer : tu as lu tes titres de billets ces derniers-temps ? En terme d'étiquetage frauduleux tu en fais un beau... Ouais, ouais... Mais on en arrive au même but : celui d'aiguiser la curiosité pour attiser l'attrait. Pas fou le Greg... Et c'est cet esprit "effet d'annonce" au détriment du contenu qui commence à m'agacer...

Sinon, en guise de conclusion à ce billet d'humeur déguisé en presqu'info technologique, oui, je me précipiterai sur l'image du Marshmallow dès qu'elle sera disponible, oui je céderai à mes bas instincts en flashant mon téléphone depuis un terminal sous Linux... Je vous fais la morale, mais au fond, je n'ai jamais dit que je valais mieux que vous les enfants...
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